1971 : Le Club de Rome
Le Club de Rome cherche à inventer une nouvelle vision de la croissance face à la surexploitation des ressources naturelles et à la croissance démographique.
1972 : La Conférence de Stockholm
La conférence des Nations Unies sur l’environnement urbain dépasse la confrontation entre l’écologie et l’économie. Elle fait émerger la notion d’éco-développement selon laquelle il est possible d’intégrer l’équité sociale et le respect de l’écologie dans les modèles de développement économique.
1987 : Le rapport Brundtland
La Commission Mondiale sur l’environnement et le développement officialise le terme de développement durable à travers le rapport de Mme Gro Harlem Brundtland, ex-chef du gouvernement de Norvège. Ce rapport introduit une rupture fondatrice dans la conception des gouvernements sur les relations entre l’environnement et les politiques publiques.
1992 : Le Sommet de la Terre à Rio
En présence de milliers d’associations, 173 États consacrent le terme de développement durable et signent un programme d’actions pour le XXIe siècle, l’Agenda 21.
2002 : Le Sommet de Johannesburg
Le 4 septembre 2002, le Sommet mondial pour le développement durable à Johannesburg renouvelle l’engagement pour les principes de Rio et fait le constat d’une aggravation de la situation environnementale et humaine, en particulier pour les pays en développement. Le Sommet marque aussi l’implication grandissante des industriels et de la société civile dans le processus.
2005 : Ratification du protocole de Kyoto
2005 marque la ratification et l’entrée en vigueur du protocole de Kyoto. La question du changement climatique prend alors une importance grandissante parmi les thèmes du développement durable
ET EN FRANCE :
La Loi Barnier de 1995 introduit dans la législation française certains des principes fondateurs du développement durable : prévention, précaution ou encore pollueur-payeur…
En 2003, l’Etat adopte sa Stratégie Nationale de Développement Durable (SNDD) et inaugure une semaine nationale annuelle. La SNDD préciser les modalités d’intégration du développement durable aux politiques publiques et permet de suivre les progrès réalisés.
Le Plan Climat National établi en 2004 regroupe des actions dans tous les secteurs de l’économie et de la vie quotidienne des Français et qui ont pour but de stabiliser d’ici 2010 les émissions de gaz à effet de serre à leur niveau de 1990. Il doit également permettre à plus long terme de réduire d’un facteur quatre les émissions d’ici 2050.
La Charte de l’Environnement promulguée en 2005 inscrit dans la Constitution française le droit de l’environnement au côté des droits de l’Homme et des droits économiques et sociaux. Elle érige au niveau constitutionnel des principes déjà présents dans les lois et leur donne un poids plus important dans les politiques publiques.
Le Grenelle de l’Environnement a permis de réunir autour d’une même table les acteurs publics, ONG, entreprises et représentants de la société civile, afin de définir des orientations en faveur de l’écologie, du développement et de l’aménagement durables. La loi dite « Grenelle I » a été publiée au journal officiel du 5 août 2009 et regroupe un ensemble d'engagement et d'objectifs généraux à moyen et long terme dans de nombreux domaines : bâtiment, énergie, transports, biodiversité… Le projet de loi de Grenelle II, actuellement en discussion au Parlement, viendra préciser les modalités d’application de ces nouvelles dispositions en 2010.