En retard, en retard, en retard...
Aller-retour rapide à Paris, hier en train.
Retard à l’aller, retard au retour.
Consulter les statistiques de la SNCF sur la ponctualité des trains me laisse toujours rêveur. Les scores annoncés ressemblent aux résultats d’élections dans une dictature bananière. On frise les 90 ou 95%. Et moi, sans doute particulièrement malchanceux, me retrouve systématiquement dans ces 5 ou 10% de trains qui arrivent en retard (souvent d’ailleurs, ils PARTENT aussi en retard). Quelquefois même, on l’attend patiemment sur le quai 2 et une annonce un quart d’heure après l’heure prévue, vous prévient qu’il est supprimé et qu’il faut se dépêcher d’aller en récupérer un autre sur le quai 5. Faut voir comment tout le monde se précipite à l’injonction du haut parleur. On se bouscule dans l’escalier. Y a des valises qui bringuebalent, des magazines coincés sous les bras qui se font la malle. On finit, épuisé, à trouver une petite place.
N’allez pas croire, qu’alors, vous aurez le droit à une explication. Non, tout cela reste mystérieux, et quand on s’arrête au milieu du parcours, on daigne juste nous indiquer que « notre train est arrêté en pleine voie et qu’il ne faut pas descendre. » A dire vrai, on s’en était vraiment rendu compte qu’on était arrêté en pleine voie, mais ce qui nous intéresserait ce serait de savoir pourquoi et surtout pour combien de temps. Quand à sortir, descendre en pleine Beauce pour continuer à pied, on n’y avait pas vraiment songé.
Donc, pour en revenir au début de ce post, je suis sans doute celui qui dérègle les statistiques, le vilain canard qui provoque involontairement les retards. Alors, un conseil, si vous me voyez sur le quai, essayez de prendre un autre train !


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