Rachat de Pfizer par Johnson & Johnson
Rencontre hier avec les délégués syndicaux et du personnel de Pfizer.
On se sent un peu démuni, car tout de même, voici une entreprise qui marche bien, voire très bien, rachetée cher, voire très cher (16 milliards de $) par Johnson & Johnson. Et les salariés ne semblent pas connaître leur avenir. On comprend l’inquiétude de ces personnes qui ont, à juste titre, l’impression d’être baladés, de ne compter pour rien. Du reste, les responsables de Pfizer ne se sentent plus concernés. Ils savent la vente imminente et renvoient vers Johnson & Johnson. On peut bien prôner des valeurs, mais il faut les respecter. La ville d’Orléans et l’AgglO ont assuré les salariés de leur soutien, mais la tâche est ardue et, une fois de plus, nous sentons bien que nous sommes en face d’intérêts et de décisions qui nous dépassent. C’est à New York que les choix se font. Ce n’est pas une raison pour baisser les bras. Il y a ici des femmes et des hommes qualifiés, une usine performante et un outil de production rénové. Plusieurs raisons pour être confiant dans l’avenir.


Je me permets de signaler que la cession d'activité, sans changement de contrat de travail, sans accord du salarié et donc sans indemnité s'il la refuse, est rendue possible, non pas par une loi votée à New York, mais par l'article L122-12 du code du travail français.
Puisque la ville d'Orléans s'offusque de la dureté de cette loi, il suffit à Mr le Maire qui est également député, membre de la majorité parlementaire, de proposer sa modification. Il est important de compatir mais, lorsque l’on a un mandat national, on est en devoir de mettre en cohérence ce que l’on dit au niveau local avec la politique que l’on mène au niveau national.
Si l'on croit que la politique ne peut rien au monde économique et à la société à quoi bon briguer des mandats ?
Rédigé par : migteix | 19 nov 2006 à 00:11