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27 fév 2007

La fratrie en question

Bernard_debreDimanche dernier, j’écoutais à la radio Bernard Debré, interviewé à l’occasion de la parution d’un livre qu’il a écrit sur sa mère.
Sensation étrange. Voilà une famille qui depuis trois générations maintenant marque notre pays à divers titres, qu’il s’agisse de Robert, Michel, Olivier, Jean-Louis ou Bernard. L’interviewé parle de sa mère, pivot de la famille, et, ce que l’on attend confusément, avec une curiosité un peu honteuse, finit par arriver : Bernard parle de Jean-Louis, de ce frère jumeau nommé la semaine dernière Président du Conseil Constitutionnel, et alors, tout ressort. Derrière l’urbanité affable, on perçoit l’accessoire, l’à côté où s’expriment les rancoeurs et les jalousies. Il compatit sur ce frère qui n’a jamais pu passer son bac : « Il avait un peu de retard ». Il peut bien ajouter qu’après il s’est bien rattrapé, la vacherie porte, et le skud atteint sa cible. La seconde salve arrive juste après, encore plus ravageuse. Bernard (on peut bien l’appeler par son prénom maintenant, non ?) explique que sa mère lui a reproché d’avoir obtenu son permis de conduire, alors que son frère avait échoué !
Bernard, qui au passage rappelle ses succès médicaux, présente en fait son frère comme un gentil benêt.

Françoise Chandernagor qui venait d’être interviewée pour un livre qui met en scène les relations complexes de quatre soeurs face à la mort de leur mère, déguste ce mélange d’humanité et de politique. Elle qui connaît si bien les rouages de l’histoire, du monde politique et des situations familiales complexes , voit devant elle s’écrire des pages de douleur refoulée.
Et je repense à tous ces responsables politiques côtoyés. Et pour chacun, l’espace de fragilité, la fracture familiale qui explique beaucoup.
Un notaire me racontait qu’au moment des successions ressort presque immanquablement l’histoire de la bicyclette donnée, il y a des années, à l’un des enfants et pas à l’autre. Et ces ressentis qui se paient bien plus tard, comme des ventes à crédit.
Un ami m’affirme que les frères et soeurs ont vocation à vivre toujours en concurrence d’amour par rapport aux parents.
Elles sont comment exactement les relations entre Jean-Louis et Bernard ?

26 fév 2007

Les créations d'entreprises dans le Loiret en 2005

LoiretLa Chambre de Commerce et d'Industrie du Loiret vient de sortir une étude fort intéressante sur la création d'entreprises dans notre département en 2005.

2.196 créations totales d'établissement ont été enregistrées dans le département du Loiret au cours de l’année 2005, se concentrant dans une large mesure sur l'agglomération orléanaise (46 %). La vigueur de ces créations s’explique majoritairement par un fort dynamisme des créations dites pures, les reprises ne représentant que 27 % des créations totales sur cette même année.
Le secteur qui apparaît le plus dynamique est sans conteste celui des services avec 860 nouvelles inscriptions en 2005, suivies ensuite par les commerces (636), l’industrie (459) puis les cafés - hôtels - restaurants (241).
En tendance, entre 2000 et 2005, le département du Loiret connaît une augmentation significative des créations d'entreprise, avec un taux de croissance approchant les + 18 % sur ces cinq années (avec pour les créations pures un taux avoisinant les + 36 %). Après une baisse constante de 2000 à 2002, le nombre de créations d'entreprise progresse chaque année. Les facilités exprimées par la loi pour l’initiative économique du 1er août 2003 (loi Dutreil) ont sans doute contribué à ce phénomène.

Évolution du nombre de créations totales par secteur d'activité
L'essor des créations depuis 5 ans concerne l'ensemble des secteurs d'activité mais leur évolution ne s'est pas opérée de manière homogène. En effet, on constate une évolution modérée et constante sur la période pour les cafés - hôtels - restaurants (CHR), alors que les services subissent une envolée à partir de 2003, avec un taux de croissance de plus de 35 %.

Évolution du nombre de créations totales du Loiret par « pays » entre 2000 et 2005
Des disparités apparaissent également entre les différents territoires du Loiret. Chacun suit la tendance générale du département depuis 2000 mais le rythme des évolutions diffère. Ainsi, certains pays (Beauce-Gâtinais en Pithiverais, Loire-Beauce) atteignent en 2005 des taux de croissance à 3 ans dépassant les 40 %, alors que d’autres (Gâtinais) peinent à atteindre les 7 %.

Pyramide des âges des chefs d'entreprise de sièges sociaux du Loiret
A fin août 2006, on recense près de 7500 sièges sociaux ressortissants de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Loiret dont le représentant de droit est âgé d'au moins 50 ans, ce qui représente près de 44% de notre parc d'entreprise (un chiffre qui n'intègre pas les entreprises artisanales inscrites uniquement au Répertoire des Métiers).
Le Loiret ne fait pas exception et connaît comme dans le reste de la France un effet Papy Boom, se matérialisant tant par un vieillissement de sa population que par une recrudescence d'établissement dont le dirigeant, né entre 1945 et 1955, est clairement concerné par la transmission de son entreprise.
Ces 7500 unités économiques sont autant d'entreprises qui auront besoin, potentiellement, d'un successeur ou d'un repreneur à court ou moyen terme, bien que le départ à la retraite ne soit pas le seul motif de cession d'une entreprise. La reprise revêt donc aujourd'hui une acuité particulière dont les enjeux sont multiples et cruciaux : conservation de I'emploi, maintien du tissu économique et aménagement du territoire.
L’industrie et les services ressortent statistiquement comme étant proportionnellement les secteurs les plus concernés par la sur-représentation des dirigeants de 50 ans et plus.
Certains territoires, comme Loire-Beauce, Sologne-Val-Sud ou encore Forêt d’Orléans, se caractérisent par une population de chefs d’entreprises relativement plus jeune, la part des moins de 50 ans avoisinant les 60 % alors que d’autres tel que le pays Beauce Gâtinais en Pithiverais sont marqués par un plus important vieillissement, la part des dirigeants de plus de 50 ans représentant près de 50 % du parc des entreprises.

Crédit cartographie : Loire France

Des chefs d'entreprises mongols à Orléans ce week-end

MongolieSamedi, visite d’un certain nombre de chefs d’entreprises mongols à Orléans. Cet immense pays bénéficie d’une situation géographique remarquable, carrefour obligé entre des civilisations et des cultures très différentes. On sent bien que ce pays sera amené à jouer un rôle essentiel dans les années à venir. On sait aussi que son sous-sol recèle des richesses encore assez méconnues. D’où la présence importante de responsables du BRGM samedi. Pour préparer l’avenir ensemble...

Crédit carte : Wikipedia

23 fév 2007

Quand la réponse à la question : « La France travaille-t-elle moins que ses voisins européens ? » n’est pas forcément celle que l’on croit…

35_heuresUn article de La Tribune ayant pour thème : « Les 35 heures et le temps de travail » remet les pendules européennes à l’heure.

La complexité et la diversité des situations rendent les comparaisons internationales extrêmement difficiles. L'OCDE, par exemple, compare le nombre moyen annuel d'heures ouvrées par personne ayant un emploi, à temps plein ou à temps partiel, calculé selon la durée affichée par les entreprises.
La France, avec 1.535 heures, y est classée juste devant l'Allemagne (1.435 heures) mais nettement derrière le Royaume-Uni (1.672 heures) et l'Italie (1.791 heures). Mais cette comparaison est trompeuse du fait d'un manque d'harmonie dans les données collectées, un fait que n’a pas manqué de souligner le très officiel
Centre d'analyse stratégique (CAS, ex-Commissariat au Plan), organisme rattaché au Premier ministre. Le CAS explique ainsi que, s'agissant de la France, l'OCDE s'appuie sur les données « conformes à la comptabilité nationale » qui ne tiennent pas compte des « heures supplémentaires individuelles et des heures supplémentaires non rémunérées »... Or, ces mêmes heures sont en revanche prises en compte au Royaume-Uni.

L'Institut européen de la statistique, Eurostat, encore lui, corrige ce biais en calculant une durée effective tenant compte des heures normales et supplémentaires pendant une semaine représentative de l'emploi. Il s'avère alors que la France arrive le peloton de tête. Le nombre moyen d'heures effectivement travaillées par semaine au 1er trimestre 2006 (tout emploi confondu) s'est élevé à 37,4 heures en France, 35,8 en Allemagne, 35,6 au Royaume-Uni... et 37,3, en moyenne, pour l'ensemble de la zone euro.

Cosm'innov en préparation, avec des difficultés innattendues !

CosmetiqueRéunion hier pour la préparation de Cosm’innov, congrès important qui aura lieu les 11 et 12 octobre prochain au Centre de conférences d’Orléans sur le thème : « Stress environnemental et recherche cosmétique ». N’ayant pas de connaissance spécifique sur le sujet, j’écoute les professionnels s’exprimer, et l’on apprend toujours quelque chose d’intéressant dans ces cas là.
Tout se passe bien, les principales divergences scientifiques tombent les unes après les autres, jusqu’à ce que l’on évoque la taille des logos des différents partenaires… Et, on retrouve alors les difficultés ! Chacun sait que c’est dérisoire, mais incontournable. Les plus grandes ambitions doivent se frotter au misérable quotidien...

22 fév 2007

Les liaisons Orléans-Paris en train, encore et toujours

MetroParce que c’est essentiel pour notre région, pour notre agglomération, et qu’il faut bien l’avouer, cela fonctionne mal, très mal. Les retards sont le lot quotidien, et lorsque l’on arrive à Paris, on se retrouve à la gare d’Austerlitz, souvent obligé de traverser le pont pour rejoindre la gare de Lyon où se situent les lignes de métros et RER pratiques, et bien sûr les départs pour le sud de la France. Je m’en ouvrais avec un responsable de la CCI hier, et il m’a suggéré une idée que je trouve très intéressante : « avoir un arrêt à la station Bibliothèque François Mitterrand ». Ainsi, par la ligne M14, on serait relié très facilement à la gare de Lyon, à Châtelet, Madeleine,  Saint Lazare… Tellement simple qu’on y avait pas pensé !
Je suis sûr qu’il y a des tas de raisons pour ne pas mettre en œuvre une telle idée, et que l’on va m’expliquer que c’est impossible à réaliser, mais je suis demandeur de réactions et de suggestions sur le sujet.

21 fév 2007

Union Européenne à 27 : les régions les plus pauvres se situent en Roumanie et en Bulgarie

Pib_regionaux_ueLes régions les plus riches de l'Union à vingt-sept se trouvent en Allemagne, au Royaume-Uni et en Italie, tandis que les plus pauvres se situent en Roumanie en Bulgarie et en Pologne.

L'élargissement de l'Union européenne à vingt-cinq en 2004 puis à vingt-sept au début de cette année a mécaniquement accru les écarts de niveau de vie entre les 268 régions que compte désormais l'Europe.
Ainsi, selon les statistiques de l'office européen
Eurostat, le PIB par habitant de la région de l'Union à vingt-sept la plus pauvre, celle du « Nord-Est » en Roumanie, correspondait, en 2004, à 24 % de la moyenne européenne. A contrario, le PIB de la région d'Inner London au Royaume-Uni, la plus riche, était plus de 3 fois plus élévé !
Une région sur six vit avec des revenus supérieurs à 125 % de la moyenne de l'Union. Parmi les plus riches, après la région de Londres, on trouvait le grand-duché de Luxembourg (251 %) et Bruxelles (248 %). La première région française, l'Ile-de-France, se situe en 6ème position (175 % de la moyenne), après Vienne (Autriche, 180 %). La région Centre se situe en 9ème position au niveau de la France, derrière l’Île-de-France, la Haute-Normandie, la Champagne-Ardenne, l’Alsace, les Pays de la Loire, l’Aquitaine, Rhône-Alpes et PACA. Au niveau de l’UE à 27, elle arrive à la 111ème position…

Voir l’étude : http://epp.eurostat.ec.europa.eu/pls/portal/docs/PAGE/PGP_PRD_CAT_PREREL/PGE_CAT_PREREL_YEAR_2007/PGE_CAT_PREREL_YEAR_2007_MONTH_02/1-19022007-FR-AP.PDF

20 fév 2007

Rencontres printanières...

Coucou_printempsUn peu de soleil, le chant des oiseaux, et subitement l’impression d’un printemps débutant.

Rencontre avec Philippe Auclerc, responsable des éditions Loire et Terroirs, qui publie de beaux livres et un remarquable magazine. Que cela fait du bien de sortir du zapping habituel, de ces personnes qui font un peu de tout et surtout de tout un peu. Voilà un passionné et un érudit dans son domaine. Il connaît la Loire de bout en bout et se félicite de constater que les villes redécouvrent leur fleuve. De Nantes à Orléans, on sent la même volonté de réappropriation et une identité commune. On se retrouve forcément façonné par les images, les ciels et les impressions du fleuve. Au-delà des découpages administratifs, il y a là une réalité qu’il faudrait mieux décliner. Je rêve d’une communication commune sur ce thème dans les domaines économiques, touristiques et culturels.

Bienvenue à un nouveau blog (Côté boulevard) sur l’agglomération, à l’écriture enlevée et décalée : http://www.coteboulevard.com

19 fév 2007

Inconnu à cette adresse... Bouleversant...

Inconnu_adresse_blog_1Samedi, La Passerelle à Fleury les Aubrais. Equipement superbe, mais fauteuils un peu inconfortables. Je voulais voir l’adaptation du livre de Kressmann Taylor, Inconnu à cette adresse. Parce qu’on ne peut rester insensible à la lecture de cet ouvrage, que l’on voit la monté du nazisme dans cette Allemagne des années 32-34, et que l’on comprend les réactions des protagonistes. Ce livre a été écrit en 1938 (même si l’énorme succès en France ne date que de l’année 2000) et, au travers de ces lettres, on voit la guerre qui se profile, et l’on saisit l’inhumanité d’un système. On savait donc déjà tout à l’époque ?
La mise en scène réussit par sa sobriété et sa justesse de ton à ne pas trahir le texte. Mieux, à faire vivre la correspondance et, par de petits détails, à montrer comment les deux hommes, le juif et l’allemand, se séparent, se déchirent, jusqu’à cette fin sublime, raffinement d’une vengeance désespérée.

16 fév 2007

La vie des autres, celle d'avant la chute du mur

Vie_autres_blog_1Cinéma hier au Select.
La vie des autres, remarquable film. Ambiance glacée et implacable. La Stasi partout présente en RDA. Ces hommes gris chargé de la sécurité et du bonheur des autres. Les rues vides à part quelques Traban. Un monde oppressant où la culpabilité rode. Car on est coupable, forcément coupable.
Et tout cela n’était pas si loin de nous et il n’y a pas si longtemps. Je me souviens de la chute du mur de Berlin. J’étais là bas… les petits morceaux que l’on se passait. Le trou dans le mur, et derrière les soldats qui regardaient, incrédules, des personnes chanter et danser. Il faisait froid et l’on ne sentait que la joie et la certitude de vivre un moment historique.

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